Julien Canavezes Graphiste Illustrateur Free-lance
Après avoir obtenu un bac en comptabilité, Julien Canavezes a choisi de s'orienter vers le graphisme (les chiffres n'etaient pas vraiment son truc).
Il a donc passé quelques entretiens dans les écoles de Paris et choisi de faire sa préparatoire chez LISAA. Il a ensuite passé 2 ans et demi à Intuit/lab, ce qui lui a permis d' avoir une nouvelle vision sur son travail et surtout de voir une autre manière d'enseigner le graphisme.  © Julien Canavezes Il a du malheureusement écourter son cursus scolaire en 3 ème année, car les contrats ont commencé à prendre une place importante et il n'a pas pu jongler entre les devoirs et les travaux à présenter devant le client. C'est ainsi qu'il s'est mis tout naturellement en free-lance.
Julien travaille sur un powerbook G4, pour son côté pratique. Il peut ainsi se rendre chez le client muni de son portable, pour montrer et modifier directement ses travaux. Il travaille chez lui. C'est l'avantage lorsque l'on est free-lance, mais cela demande énormément de rigueur. Ses logiciels de prédilection sont : photoshop, illustrator, painter pour l'illustration - flash et dreamweaver pour le web - et after effect qu'il mêle avec flash pour l'animation.
GT : Quel est votre parcours professionnel ?
 © Julien Canavezes JC : Pour le moment mon parcours professionnel est relativement petit puisque je sors de l'école depuis janvier 2006, j'ai fais un stage chez j-design en 2005 pendant deux mois, et un autre chez ORA ITO pendant deux mois également. J'ai réalisé un bouquin pour enfant au édition PEMF. J'ai travaillé pour quelques studios de création, tel que feuille à feuille à boulogne. Je suis très fier aussi d'avoir réalisé le logo de la ville de Bagnolet. Actuellement, je réalise un site web pour une petite société qui s'appelle creardeco qui fait des chocolats, des sucreries...
GT : Ou trouvez-vous l'inspiration ?
JC : Mon inspiration est puisée chez les enfants surtout, mais aussi dans la vie de tout les jours, une petite phrase entendue lors d'une conversion dans le métro peut autant m'inspirer que les informations à la télévision.
GT : Avez-vous des conseils à donner dans la manière d'aborder un projet ?
 © Julien Canavezes JC : C'est une question délicate car chacun a sa manière de procéder, je pense que chaque graphiste fait sa petite cuisine pour obtenir le résultat escompté. Pour ma part je passe d'abord par une bonne lecture du brief et une bonne discusion avec le client est necessaire. Je passe ensuite par le crayon et la feuille de papier. Une fois mon projet jeté sur le papier, je passe sur l'ordinateur. Le grand conseil que je donnerai, serait de poser d'abord son concept sur une feuille avant de passer à l'acte. Cela permet d'éviter toutes les erreurs commises lorsque l'on se jette prématurement sur l'écran. GT : Comment appréhendez-vous les évolutions techniques ?
JC : Nous sommes passés à un degré élévé au niveau des logiciels. Plus cela ira et plus les logiciels seront puissants et pointus. C'est pourquoi je pense que les graphistes vont devoir suivre de plus en plus de formations, pour être au goût du jour. Le métier de graphiste sera donc de plus en plus, un métier demandant une réadaptation quasi quotidienne.
GT : Quels sont les avantages de votre profession ?
 © Julien Canavezes JC : Les gros avantages du métier de graphiste illustrateur freelance est de pouvoir exercer chez soi avec pour seul réel patron le client. C'est justement le relationnel avec la personne qui nous demande un site web ou l'image de marque de sa société qui est agréable . C'est un métier qui demande énormément de curiosité et c'est donc toujours un plaisir de se plonger dans des nouveaux bouquins de graphisme ou d'image, d'aller voir les expositions, de se tenir au courant de l'actualité, et d'essayer de s'ouvrir à tout, même au choses n'ayant pas forcement de lien avec le graphisme. GT : Quelles sont les contraintes de votre profession ?
JC : Les contraintes ? Pour moi je n'en vois pas. Je suis réellement passionné, et franchement, tout les jours je me lève en me disant que je vais faire quelque chose que j'aime.
GT : Professionnellement, comment envisager vous l'avenir ?
JC : Je ne sais pas pour le moment. Actuellement mon agent et moi démarchons énormément de clients, pour être le plus à l'aise possible financièrement parlant. C'est un dur métier lorsque l'on est free-lance. Au pire si vraiment j'ai des difficultés financières, ce qui n'est pas le cas pour le moment, et bien je me mettrai dans un studio de création.
GT : Quelle est votre approche commerciale ?
JC : Au niveau des tarifs c'est assez délicat car tout dépend avec qui je travaille. Si il s'agit d'une petite boîte il est évident que le tarif ne sera pas le même que pour une grosse entreprise. Au niveau des devis j'essaye toujours d'être le plus précis possible pour que le client se rende compte du travail et du nombre de jour passé sur sa commande. Le mieux est de faire le devis avec le client pour le satisfaire au maximum. Il est aussi parfois important de savoir quel est le budget du client.
GT : Quels conseils donneriez-vous à un quelqu'un qui voudrait se lancer dans votre métier ?
JC : Etre curieux de tout, beaucoup travailler, c'est un métier de passion ou l'à peu prêt n'existe pas ! Pour en savoir plus : http://www.toyzmachin.com
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