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La nouvelle norme OpenType est certainement le format le plus avancé et le plus abouti en matière de police numérique.
Théoriquement ce format devrait remplacer nos "anciennes" polices de caractères TrueType et Postscript moins performantes. Mais cette migration se fera progressivement, car les habitudes sont tenaces (récupération d'anciens documents, charte graphique, investissement dans de nouvelles collections...)
Développé conjointement par Adobe, Apple et Microsoft, OpenType est compatible avec la majorité des applications bureautiques et PAO. Ce format offre l'énorme avantage d'être multi plateforme et se présente sous la forme d'un fichier unique utilisable sur système Apple osX et Windows. Les polices OpenType peuvent contenir des données vectorielles PostScript ou TrueType dans une enveloppe commune. Ce format élimine ainsi les problèmes de conversion et de portabilité lors d'échanges de documents entre utilisateurs Mac et PC, et facilite le travail des opérateurs prépresse en réduisant le risque d'erreurs dans la manipulation des fichiers sources (chasse ou graisse différentes, non compatibilté, etc...).
Outre la portabilité, le format est d'une richesse de combinaisons typographiques et linguistiques inégalée. En effet, OpenType utilise le standard unicode. Une fonte peut contenir plus de 65 000 glyphes alors que les polices traditionnelles (Postscript) ne supportent que les 128 caractères possibles de la norme ASCII (l'alphabet + les chiffres sans les accents), complétés par les 127 caractères de la norme ISO 8859-1 (ou ISO latin-1) pour les pays d'Europe occidentale. Il permet donc la prise en charge de plusieurs langues (caractères issus de zones linguistiques non latines) et offrent des fonctions typographiques étendues ou "expertes" telles que les petites capitales, les fractions, les chiffres anciens, les ligatures, les caractères spéciaux...  Adobe Type Collection
On ne peut que préconiser à l'ensemble des acteurs de la chaîne graphique de l'utiliser sans modération...
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